Crovax The Cursed ([info]evincar) wrote,
@ 2009-03-19 16:26:00
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quoting penn jillette
"The fact that the president of the United States admits to drug use, and is happy he didn't go to prison for that, we assume, [makes it pretty clear that] it's about time to stop the drug war."
there you go penn. totally got quoted from your youtubing. (just in case it never happened until now.)
he was talking about obama, not bush. bush apparently never admitted to using drugs, although, well, who's he kidding, you know? (and you can quote me on that.)

meh... i had written a whole thing about a part of j-p sartre's novel "la mort dans l'âme" (that title is really hard to translate and i'm too lazy to look it up), and i was going to post it, but it's just a philosophical literary criticism piece which i'm not sure anyone's interested in, and on top of that, i wrote in french.

wait, what? I am interested. i'm totally interested. so who cares about the potentially absent "audience?" this is a journal! personal journal only sort-of open to an imaginary public.


La mort dans l’âme : l’anormal chez Sartre
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La mort dans l’âme est un roman de Jean-Paul Sartre, centré sur les événement de juin 1940 en France.
Sartre nous donne un court épisode, quelques heures passés à la loupe. La guerre est finie, les Fritz sont entrés dans Paris, « rentrés comme dans du beurre ». Ce qui reste de l’armée française, fractionnée, cantonnée un peu partout dans la campagne, est en déroute. Mais pas vraiement. Ils attendent, c’est tout. On ne sait trop quoi. Un ordre, un événement. Il attendent que les Allemands viennent les cueillir, les mettre en cage.
Des rumeurs volent, « ils vont nous châtrer », « ils tuent tous les juifs ». Personne ne sait en vrai, les simples soldats ne reçoivent pas ces renseignements-là. C’est à peine si on a daigné leur apprendre que la guerre était perdue.
Puis les officiers qui s’en vont. En secret dans la nuit, ils fuient. Les soldats les regardent partir, trop hébétés même pour leur faire savoir qu’ils les voient, qu’ils entendent leurs voitures. On les laisse en plan, dans les villages qu’on dirait hantés parce que tous les habitants se terrent chez eux.
Avant la défaite, on accueillait les soldats comme des héros, on en était fiers. Maintenant, on ne leur adresse plus la parole. On les voit comme des vaincus; ils n’ont pas su repousser l’ennemi, même pas su sauver Paris. Paris! Paris qui tombe. Les soldats de Sartre n’ont rien à y voir. Ils n’ont jamais aperçu un seul Allemand. Ils poireautaient, en réserve; ils attendaient les ordres.



La vie s’arrête, rien ne semble avoir de sens. Les militaires désoeuvrés se saoulent, tentent de lire malgré leur myopie. Vaulabelle. Pourquoi lui justement ? Un livre d’histoire des deux Restaurations, la guerre d’indépendance grecque. L’inverse de cette guerre-ci. Les Turcs ! Les Turcs faisaient de bien meilleurs ennemis que les Allemands. Eux, on peut les battre, d’abord. Et puis c’était les Lumières, la philosophie… Aujourd’hui, qu’en reste-t-il ? Le nazisme représente un ennemi nouveau, anormal, qu’on ne connaît pas et qu’on ne peut combattre, semble-t-il.
Que voit Sartre dans ce portrait ? Pourquoi s’atarde-t-il à ces soldats dépassés par les événements, restes d’une armée qui ne s’était pas modernisée assez vite, tombée devant la machine nazie, assise sur son histoire, ridicule devant la puissance industrielle des États-Unis, l’aviation Britannique ?
Ils sont normaux, tous. Des gens ordinaires. Des bouchers, des instituteurs, devenus soldats. C’est les événements qui sont anormaux. Ils n’ont plus de repères, la vie est derrière, ils se laissent entraîner par un flux incompréhensible. Sont-ils normaux ? Y a-t-il même quelqu’un de normal au monde ?
L’angoisse existentielle de Sartre, c’est cette question. Qui sommes-nous pour nous penser normaux, envers et contre tous ? Peut-être que la guerre est normale, n’est-ce pas que des bouleversements pareils, ça arrive tout le temps ? C’est peut-être le calme, la vie tranquille qui sont anormaux.



no idea why that extra "/td" bit is there under the title. it's showing up in preview mode. i didn't put it there. it's not here in the text i'm entering. at all. is it still there? lj coding is screwy. man, fuck that, i'm gonna white it out. i can be sneaky too, lj!.

... what the fuck? it whited out my whole text. it ate up the "/font" part, i guess? it worked fine in the preview pane. ok, well, pretend it's part of the title.



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